Un projet quotidien de performance de Nadia Vadori-Gauthier

Danse 824 - 16 avril 2017

11h30, Cité Universitaire Internationale, Paris 14e. J’en ai marre de constater presque chaque jour, qu’encore à notre époque, il y a des propos discriminatoires et des agressions homophobes, racistes, sexistes. J’ai appris cette semaine, l’existence d’un camp de concentration pour homosexuels en Tchétchénie, avec tortures, suicides, exécutions… À Paris, une militante transgenre a été agressée devant le centre LGBT. Comment est-il possible que nous en soyons encore là ? J’ai parfois l’impression vertigineuse que l’humanité n’arrivera pas à se sortir de cette bêtise épaisse et brutale, qu’elle rejoue aveuglément les plus mauvais épisodes de son histoire. Aujourd’hui, ce genre de discriminations est intolérable.
Je retiens de mes lectures de Deleuze cette affirmation fondamentale : « La différence est première ». Dans la vie, dans le vivant, il n’y a que de la différence ; aucun modèle à la copie. Engagé dans un processus de devenir, on diffère de soi-même à chaque instant.
La résurgence fasciste nationaliste à laquelle nous sommes confrontés est nourrie par la peur et la haine de l’autre, en référence à un « soi » fixe, prédéterminé comme norme. C’est une logique de mort.
Rester vivants : ensemble et différents ***
Merci à D & D***

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